Mylène Farmer ( Gautier de son vrai nom) est née le 12 septembre 1961 à Pierrefonds, une petite ville située à une centaine de kilomètres de Montréal, au Québec. Ses parents, Max et Marguerite Gautier, sont tous les deux francais. Max est ingénieur des ponts et chaussées et Marguerite s'occupe de ses enfants: Jean-Loup et Brigitte, les aînés, Marie-hélene ( Mylène) et Michel, les plus jeunes. Trés tôt, Mylène ( qui adoptera bien des années plus tard le nom de Farmer) se passionne pour les animaux, elle adoptera au milieu des années 80, deux singes capucins.
"Je n'ai aucun souvenir de mon enfance...je n'ai pas été traumatisée, mes parents ne m'ont pas maltraitée mais c'est comme ça..."
Il semble que Mylène ait eu une enfance sans histoires. A la fin des années 60, la famille Gauthier s'installe dans le sud-ouest de paris, à Ville-d'Auvray. Vers l'âge de 16 ans, elle suit des cours d'équitation et fais un court séjour dans la prestigieuse école de Cadre noir de Saumur.
"Quand j'ai décidé que l'équitation n'étais pas pour moi je me suis alors dirigée vers le théâtre"
Mylène fâchée avec les études, elle quitte le lycée deux jours aprés la rentrée des classes. Elle s'inscrit alors au Cours Florent. Elle passe trois ans dans cette célèbre école, où ont également étudié Francis Huster, Mathilde Seigner.....Elle suit les cours de Daniel Mesguish, sociétaire de la Comédie-française, metteur en secène reconnu et apprécié.
Lorsqu'elle quitte le Cours Florent Mylène se débrouille en exerçant quelques petits boulots: vendeuse dans une boutique de chaussures, assisatnte de dentiste et de gynécologie et deviens mannequin ( elle apparaîtra notamment dans des campagnes de pub).
La grande chance de Mylène a été la rencontre de deux Pygmalion indispensables à son succés. Le premier Laurent Boutonnat, compositeur et réalisateur de talent et le second Bertrand Lepage, manager (c'est à lui qu'elle doit la couleur rousse de ses cheveux).
C'est en 1983 qu'elle rencontre Laurent qui verra en elle des choses qu'elle ignorait. Elle a fais sa connaissance par le biais d'un ami commun, Jérôme Dahan. Laurent et Mylène ont le même âge, ils sont tous les deux introvertis, hypersensibles et passionnés de cinéma. Laurent Boutonnat a déja réalisé un court métrage présenté à Cannes, "La Ballade de la fée conductrice" Avec Jérôme Dahan, il a composé des chansons et cherche une interprète. Parmi ses titres, "Maman a tort", une comptine peu orthodoxe qui va révéler la jeune Mylène. Elle n'avais jamais envisagé de devenir chanteuse, mais relève le défi.
Elle se choisi un nouveau patronyme, "Farmer", celui d'une actrice oubliée de Hollywood, Frances Farmer, célèbre dans les années 30 et 40. Frances Farmer a été internée dans un asile psychiatrique à la demande de sa famille.
Laurent et Mylène enregistrent "Maman a tort" qui paraît chez RCA en 1984. les paroles qui racontent l'histoire d'amour entre une petite fille hospitalisée et son infirmière. Malgré des débuts prometteurs, le single suivant "On est tous des imbéciles" est un échec. Il marque la fin de la collaboration entre Laurent Boutonnat et Jérôme Dahan. Bertrad Lepage, devenu entre temps le manager de Mylène, arrange une rencontre avec une nouvelle maison de disques, Polydor ( aujourd'hui filiale de Vivendi-Universal), qui signe la jeune femme.
La carrière de Mylène va décoller à partir du quatrième single "Libertine". Mylène abandonne son châtain foncé naturel pour adopter le roux. Si les premières vidéos sont relativement sobres ( bien que considérées par certains comme scandaleuses), à partir de "Libertine", Mylène Farmer déploie l'artillerie lourde: péliculle de 16 et 35 mm, des centaines de figurants, plusieurs jours de tournage...Ses vidéos n'ont aucun équivalent en France.
Mylène enchaîne les tubes entre 1986 et 1992 avec notamment Tristana, Pourvu qu'elles soient douces, Sans contrefaçon, Regrets ou encore Désenchantée, extraits des albums Cendres de lune, Ainsi soit-je (1988) et L'autre (1991), ces deux derniers avoisinant chacun les deux millions d'exemplaires vendus . Son image et ses ventes record la transforment en véritable phénomène de société (le Livre Guiness des Records lui accorde une pleine page, Pourvu qu'elles soient douces s'arrache à 100.000 exemplaires par semaine, Désenchantée est le plus gros succès de l'année 1991), elle devient la première femme à recevoir un Disque de Diamant, et multiplie les récompenses : Victoires de la Musique (Artiste de l'année 1988), World Music Awards (Meilleure artiste française)... |